Micromania Games Show 2010

Le premier novembre se tenait le Micromania Games Show 2010 auquel je suis allé faire un petit tour sympa, invité qui plus est ! Les précédentes éditions m’avaient laissées un bon souvenir, alors pourquoi pas y retourner cette année? J’entends déjà certains dire « oui mais il y avait le Paris Games Week, c’est organisé par le SELL (Syndicat des Editeurs de Logiciels de Loisir) et non pas par l’enseigne qui nous escroque à longueur d’année, c’est soutenu par les magazines et par Game One, etc, etc… ». Déjà, en ce qui concerne le soutien affiché des nombreux magazines de jeux vidéos qui inondent le marché, rappelez-vous que nous subissons depuis un certain nombre d’années maintenant le monopole de Yellow Media en la matière (ce qui explique la baisse globale de la qualité de la presse vidéoludique, et le soutien unanime des magazines concernés envers certains jeux à la qualité pourtant discutable…), et que justement Yellow Media disposait d’un stand au Paris Games Week… (et également au Micromania Games Show, c’est vrai…).

De plus, l’affiche du Paris Games Week a suffit à me décourager d’y aller : elle cumule les clichés, de la pouffiasse en justaucorps qui compte perdre ses kilos en trop sans mettre le nez dehors à l’ado chevelu pris de convulsions lorsqu’il joue en passant par le footeux de base… Et le tout sans aucune illustration se rattachant directement aux jeux vidéos, l’affiche se focalisant sur le joueur (sujet économique qui ramène des sous !) et non plus sur le jeu (sujet artistique). Bref, une affiche bien dans l’air du temps et des publicités visant les casuals gamers… De la merde, quoi ! De toute façon un événement sponsorisé par MTV et NRJ, ça sent déjà le faisan (pour rappel, Game One appartient à MTV, on comprend dès lors un peu mieux le soutien affiché des journalistes de la chaîne !).

Quoiqu’il en soit, il m’est apparu en pénétrant l’enceinte du Micromania Games Show que les deux événements avaient, à part l’affiche et le nom, presque tout en commun; preuve en est que les fascicules et plans de présentation étaient ceux du Paris Games Week. Malheureusement, le Micromania Games Show avait un petit air de fin de fête, avec quelques stands honteusement abandonnés (jeuxactu.com ?) et des bornes de jeu éteintes dans un coin… Visiblement, les deux salons ont partagé les frais mais certains exposants n’ont pas jugé utile de poursuivre l’aventure le 1er novembre.

Puisqu’on en est aux regrets, j’ai trouvé un peu dommage que les Editions Pix’n Love ne soient pas présentes comme l’année passée et qu’aucune offre spéciale MGS ne soit proposée à la boutique de l’enseigne. Mais ceci n’est rien par rapport aux 2-3 ouaichs à dix balles qui m’ont un peu pourri les oreilles avec leur ersatz de rap. Mais bon, ça partait d’un bon sentiment… enfin je crois!

Au niveau des bons points, il faut admettre que la participation du SELL a permis d’organiser un salon plus étendu que ce que pouvait proposer Micromania seul et que les éditeurs ont globalement répondus présents. Peut-être que dans quelques années Paris deviendra un événement assez important pour que quelques grosses révélations y soient faites, car pour ceux qui ont suivi l’E3 et le TGS, pas de grande nouveauté…

Ere du casual gaming oblige, les Kinect, Playstation Move et autres Just Dance répondaient présents, Nintendo ayant carrément monté une demi-douzaine de vrais faux salons tout en Ikea pour promouvoir son nouveau party game ! Des animations autour du nouveau DJ Hero et de Mickael Jackson The Experience étaient également proposées. Mais comme le casual gaming n’est pas trop mon trip, je n’ai pas trop prêté attention à ces « nouveautés »…

Des versions jouables de COD Black Ops et Gears of War 3 étaient accessibles (après une grosse attente tout de même) et des écrans géants passaient à intervalles réguliers le trailer de Deus Ex 3. Du bon à venir, et je fais l’impasse sur d’autres gros hits présents en versions jouables ou non comme le nouveau Gran Turismo et Killzone 3. La 3D était également à l’honneur du côté de la PS3 avec notamment Virtua Tennis… il ne me manque plus que l’écran qui va bien pour profiter de ces nouveautés!

Vanquish et surtout Marvel vs. Capcom 3 font présager du meilleur pour SEGA dans les mois à venir tandis que BigBen Interactive était une nouvelle fois présent avec une gamme de jeux Wii accompagnés d’accessoires dédiés… Quelques babes se pavanaient entre la voiture de police taille réelle du prochain Need For Speed et celle plus ancienne de James Bond. Bref, un effort a été fait du côté du spectaculaire…

Si les jeux à venir de la 360 et de la PS3 sont impressionnants, ils n’en demeurent pas moins dans la lignée de ce que proposent ces deux consoles depuis quelques temps déjà. La Wii cependant semblait s’être enlisée dans le casual gaming, tendance qui a commencé à s’inverser en 2010, et qui devrait s’affirmer en 2011. Ainsi, le nouveau Zelda et le nouveau Donkey Kong étaient jouables, la qualité étant au rendez-vous, tant pour l’ambiance que pour la maniabilité. Donkey Kong notamment n’a pas cédé à la facilité de la WiiMote tenue à l’horizontale style old school et propose quelques interactions amusantes, comme le fait devoir tambouriner « en vrai » pour que le singe (pas) savant fasse de même à l’écran !

Zelda pour sa part reste fidèle à lui-même, et les quelques minutes données pour le tester n’ont pas permis de déceler de grande révolution dans la maniabilité, toujours aussi impeccable soit dit en passant… Et l’ambiance Zelda fonctionne immédiatement, à tel point que ce fut un déchirement de laisser le jeu au salon…

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J’ai également pu essayer Epic Mickey que les critiques encensent depuis quelque temps, et là, ce fût le drame… Loin d’être emballé, je me suis ennuyé. La démo présentée avait un rythme lent et le jeu semblait trop classique. Et ce n’est pas le système de la peinture/dissolvant (qui permet de modifier le niveau), honteusement pompé sur Super Mario Sunshine, qui aurait pu y changer grand-chose…

Enfin, une de mes meilleures surprises de ce salon fut Sonic Colors, qui sort le 12 prochain sur Wii, dont l’ambiance et le dynamisme m’ont immédiatement séduits! Je pense savoir quel jeu j’achèterai la semaine prochaine! (oui, ce sera Black Ops ;)… Mais Sonic Colors fera partie de ma ludothèque avant la fin de l’année!).

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Au final ce Micromania Games Show aura été un bon moment, même si il était sensible que le Paris Games Week, tout en lui faisant bénéficier d’une bonne infrastructure, l’a un peu vampririsé. Il me semble qu’au final un seul des deux salons survivra, et comme le Paris Games Week est organisé par les professionnels du secteur, je ne donne pas cher de la peau du Micromania Games Show…

De cette journée je garderai cependant un regret : m’être lamentablement planté dans le concours Mario Kart Wii qui proposait des consoles Nintendo collector pour les 25 ans de Mario. Je suis carrément tombé au fond de la mer, moi qui ai fait mes premières armes sur le Super Mario Kart de la Super Nintendo… La vie est trop cruelle !

Bob Dupneu

Duke Nukem 3D en Next-Gen

Les plus anciens d’entre vous ont probablement passé quelques nuits blanches sur le mythique Duke Nukem 3D, à écrabouiller des porcs policiers rapetissés entre deux visites au club de strip-tease local ! Que de bons souvenirs… et tant pis pour les blancs becs trop jeunes pour avoir connu cette époque mythique !

Le problème avec Duke Nukem 3D, c’est qu’il a placé la barre si haut qu’il n’a plus osé se représenter à son public depuis ce troisième épisode qui date tout de même de 1996, sa suite annoncée Duke Nukem Forever devenant la plus grande arlésienne du monde vidéoludique de tous les temps !

Malgré tout, une énième annonce nous assure que le Duke réouvrira finalement sa boucherie en 2011 ! Mouais… même si une démo semble avoir été communiquée à la presse spécialisée, je demeure comme St Thomas :  je ne croirai plus rien concernant Duke Nukem Forever avant de le voir (et d’y jouer !).

Certains fans n’ont cependant plus la patience (ou la foi ?) d’attendre Duke Nukem Forever pour bénéficier d’un Duke next-gen. Et comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même, ils se sont regroupés afin de développer une version moderne du Duke Nukem 3D original, basé sur l’Unreal Engine 3 : j’ai nommé Duke Nukem Next Gen.

Même si l’équipe de développement avoue n’être qu’au début du projet, les premiers screenshots laissent admiratifs… Tout autant que la vidéo, en fait.

Le jeu – qui sera gratuit – sortira « quand il sera fini »… Bon, cela ressemble quand même un peu à un nouveau futur vaporware, ce qui serait tout à fait digne d’un jeu Duke Nukem ! Blague mise à part, il semble qu’une version multijoueur de ce nouveau Duke est prévue dans un futur « plus proche que ce que vous pensez »… Qui vivra verra, en somme.

Comme je sens que certains au fond demeurent sceptiques et trépignent d’impatience, je rappelle qu’une version haute définition de Duke Nukem 3D circule déjà sur la toile pour ceux qui possèdent le jeu original. C’est déjà pas mal, et ça fonctionne bien !

Pour les autres, il ne reste plus qu’à attendre quelques mois pour savoir si le Duke reviendra, et quelle sera sa forme… Car pour celui qui n’hésitait pas à interpeller le joueur un peu trop lent d’un « What are you waiting for, Christmas ? » assassin, la pause n’aura que trop duré !

Bob Dupneu

Installer une sortie RCA sur sa FAMICOM

La FAMICOM… connue sous une forme et un nom différent en France (la fameuse NES), la FAMICOM initia à sa sortie une nouvelle ère de prospérité pour le jeune monde vidéoludique qui traversait la première crise de son histoire. La genèse et l’histoire de la FAMICOM pourrait faire l’objet d’un ouvrage complet, aussi je ne m’attarderai pas sur ce sujet (pour l’instant ?), afin de me concentrer sur le thème du jour !

Alors comme ça, à l’occasion d’un séjour au Japon (ou pour les moins chanceux d’une enchère sur Ebay), vous avez acquis une FAMICOM? C’est vrai qu’à les voir ainsi exposées sur les étagères de Super Potato ou autre, il est difficile de résister… Alors sans plus attendre, la FAMICOM, un ou deux jeux, l’adaptateur 220V qui va bien et le fameux switch RF se sont retrouvés dans vos bagages de retour… Alors que tout marchait (plus ou moins) bien au Japon, vous découvrez avec horreur en France que le diamètre des prises antennes française et japonaise ne sont pas les mêmes… Adieu Dragon Quest en VO, adieu le Disk System…

C’est le genre d’expérience désagréable qui m’est arrivé dernièrement (et à la plupart de ceux qui liront ces lignes, j’en suis sûr!). Alors évidemment, certaines FAMICOM, pirates ou officielles, permettent de disposer d’une prise RCA (également appelée prise AV) et donc de faire fonctionner la NES sur à peu près tous les écrans actuels (avec des résultats plus ou moins convaincants…). Mais jouer  sur le modèle originel, c’est quand même autre chose, non? Alors si l’on n’est pas un surdoué en électronique, une petite recherche sur Internet s’impose…

Malheureusement, les forums français ou anglo-saxons se concentrent plutôt sur la NES… Alors il faut consulter le Web japonais. Et là, miracle! Les discussions et les tutoriels sur le sujet sont plutôt nombreux! Je vous propose donc aujourd’hui la traduction d’un petit tutoriel qui, bien que datant un peu, prouve que la modification qui permet d’installer une sortie RCA sur une FAMICOM est à la portée de (presque) tout le monde!

Malheureusement, une fois traduit dans son intégralité, l’article s’avère moins intéressant que ce qu’il laissait entrevoir… Mais il n’en est pas moins une excellente introduction au sujet (en attendant la traduction d’un autre article que j’ai trouvé sur le sujet et qui semble prometteur! Pour un deuxième article sur le sujet, allez voir ici, et pour un troisième, ).

Je vous propose donc une traduction de mon cru de l’article présent à l’adresse http://akiba-win2003.hp.infoseek.co.jp/fcav.htm.

AVERTISSEMENT

– Je n’ai pas encore eu le temps de mettre en application ce tutoriel, donc je ne peux en aucun cas garantir le résultat de la modification.

– L’article original est assez imprécis sur les questions purement techniques, donc je vous conseille de lire cette page (en anglais) en parallèle pour connaître le pinout de la FAMICOM.

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Installation d’une sortie AV sur la FAMICOM

Déjà 21 ans se sont écoulés depuis l’époque de la première FAMICOM. Malgré tout, il est encore possible de la faire fonctionner aujourd’hui. C’est incroyable, non? Avec la PS2, une telle longévité n’est pas possible…enfin, disons que la médiocre fiabilité de la PS2 est notoire, et peut-être même volontaire…

Il y a encore peu, Nintendo continuait de produire des FAMICOM. Belle longévité, pas vrai? Et c’est sans oublier le Disk System.

Si vous souhaitez simplement avoir une sortie AV, peut-être vaut-il mieux acheter une New FAMICOM. Il est également possible de disposer d’une FAMICOM dotée du micro de la manette 2 en plus de la sortie AV avec la Twin FAMICOM. Pour une sortie S-vidéo, la FAMICOM Titler fera votre bonheur!

En réalité, la FAMICOM est basée sur une structure simple. Il n’y a rien de très difficile à comprendre, la seule difficulté qui pourrait survenir étant celle des vis grippées !

Si on veut installer la sorie AV de façon discrète, il faut se creuser un peu la tête. Mais si on ne fait pas attention aux apparences, alors il est tout à fait possible de l’ installer à l’extérieur ! C’est d’ailleurs la solution que j’ai retenue, car je n’avais pas envie de faire un trou dans ma console !

Pour travailler le métal, vous aurez besoin d’une fraiseuse, d’un étau et de pinces. Pour notre projet, la fraiseuse et la pince sont vraiment importantes, et si votre budget vous le permet, je vous conseille également d’utiliser une meuleuse (type Dremel).

Dans une petite équerre de métal en forme de L, percez un trou et installez-y une prise RCA. Il faut que la prise s’adapte parfaitement à son support.

Attention à ne pas tordre le support lorsque vous le travaillez.

Lorsque vous sentez que la prise est fermement en place, vous pouvez fixer l’ensemble sur la FAMICOM.

Pour acquérir le signal vidéo de la FAMICOM, il suffit de monter en série un condensateur de 220uF et une résistance de 75Ω. La borne positive du condensateur est reliée à la FAMICOM, tandis que la résistance est reliée à la borne négative, puis à la sortie vidéo. Et c’est tout, sans autre complication.

Pour acquérir le signal audio, un condensateur de 47uF suffit : borne positive à la FAMICOM, borne négative à la sortie audio.

Installez les supports dans les positions et aux emplacements indiqués sur la photo. Cette installation empêche d’utiliser le RAM Adapter de la FAMICOM, mais comme je n’en possède pas…

Pour le branchement, il faut utiliser des fils suffisamment fins pour passer dans les rainures de la ventilation. Mais si on veut éviter les parasites, mieux vaut utiliser un câble de bonne qualité.

En passant les fils dans les interstices de la ventilation, on s’évite bien de la peine, mais c’est un peu au détriment de l’esthétique…

Pour finir, on contrôle le fonctionnement. Les câbles font un peu dégueu… Et en plus il n’y a pas de témoin lumineux, c’est triste! J’en installerai bientôt un.

Ca marche !

La sortie AV fonctionne. c’était aussi simple que ça!

Ainsi, on a une FAMICOM avec sortie AV et le micro de la manette 2. Comme les tuners analogiques disparaissent, l’utilisation du switch RF devient impossible; mais avec ce montage, la FAMICOM survit ! Cependant en 2014 la suppression de la norme analogique est prévue. Enfin, même dans ce cas, on pourra continuer a utiliser la FAMICOM tant qu’il restera du matériel analogique en état de marche… donc le problème ne se pose pas encore !

Mais que se passera-t-il lorsqu’il ne sera plus possible de modifier ses consoles? Comme avec la PS2 qui ne dispose pourtant pas de sortie digitale… Un adaptateur analogique-digital semble indispensable, non?

En parlant de la PlayStation, et particulièrement de la PS3, la sortie digitale devrait faire son apparition. Mais comme dernièrement le niveau technologique de Sony a baissé… il semble avoir « un intérêt pour le digital, mais pas pour la rétrocompatibilité »… Effrayant !

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La traduction n’est probablement pas parfaite, mais j’ai essayé de respecter au mieux le texte original (et de comprendre le langage otakiste de l’auteur !). Si vous mettez ce tutoriel en application, partagez votre expérience dans les commentaires !

Bob Dupneu

Super Mario Bros

1985 – Nintendo
Version testée : Nintendo Entertainment System
Conditions du test : émulation avec Nestopia
09 octobre 2010

Lorsque Nintendo décide de se lancer sur le marché des consoles de salon, en pleine crise des jeux vidéos, il lui faut une killer app’, un jeu qui fera sa vendre sa nouvelle console, la FAMICOM. La réalisation d’un tel jeu, dont la réussite est vitale pour la compagnie, est confiée à l’homme qui a déjà permis à Nintendo de percer en arcade : Shigeru Miyamoto. Miyamoto va alors reprendre le personnage de Jump Man qui affrontait Donkey Kong quelques années auparavant, et qui s’était par la suite illustré avec son frère dans le jeu Mario Brothers (toujours en arcade), et développer autour du personnage un gameplay novateur et ultra-calibré.et surtout un univers qui rentrera dans la légende.

Une princesse enlevée

Le scénario est simple, pour ne pas dire simpliste : la princesse du royaume champignon, Peach, a été enlevée par l’immonde Bowser (sorte de croisement entre une tortue et un dragon) qui la retient prisonnière dans un de ses nombreux châteaux. Mario (et accessoirement son frère Luigi) décide par conséquent de partir au secours de la belle, sans se soucier un instant des dangers qui l’attendent : les cruels goombas (enfin cruels…des champignons qui marchent, quoi!), les koopas (des tortues vertes ou rouges, et parfois volantes !), les frères marteaux ou encore les plantes carnivores… Et ceci sans compter les boules de feu, les trous, la lave, et les méduses… Vous l’aurez compris, la balade de Mario ne sera pas de tout repos !

C’est donc armé de son seul courage que Mario part à l’assaut des huit mondes, chacuns divisés en quatre niveaux : Super Mario Bros propose donc 32 niveaux de difficulté progressive, et qui proposent plusieurs univers distincts mais étonnamment bien agencés : la surface du royaume champignon avec ses tuyaux et son ciel bleu, le sous-sol sombre et retors, le monde sous-marin et sa faune, les chateaux de Bowser pleins de lave… Et ceci sans compter les variations offertes autour du même thème : balade de nuit au monde 3, plateaux surélevés ou encore parfois champignons géants !

Un monde cruel

Pour l’aider dans sa quête, Mario peut heureusement compter sur divers objets forts utiles : le champignon magique (ça ne passerait plus la censure aujourd’hui…) qui le fait grandir, la fleur de feu qui lui permet de tirer des boules de feu sur ses ennemis (ne cherchez pas la logique, il n’y en a pas !) et les champignons encore plus magiques que les premiers qui redonnent à Mario une précieuse vie. Et il en aura besoin le bougre : outre les ennemis qui ne cessent d’intenter à son intégrité physique (un contact et Mario redevient minuscule. Un nouveau contact dans cet état, et Mario meurt !), le plombier (car Mario est plombier… Ne cherchez pas la logique, il n’y en a pas!) pourra compter sur le joueur pour le précipiter, au choix, dans un trou sans fond, dans une mare de lave, sur une boule de feu ou bien encore sur une balle géante…

Ces décés prématurés ne pourront en aucun cas être mis sur le compte de la maniabilité, tant cette dernière est irréprochable : un bouton de saut, un bouton pour tirer les boules de feu et courir si on le laisse enfoncé. Le placement des obstacles et des ennemis est fait avec intelligence, et si les premiers niveaux servent avant tout à se familiariser avec les contrôles, traverser le monde de Mario devient très vite une affaire de concentration et de réflexes conditionnés. Esquiver les ennemis et survoler les fosses pour atteindre la plate-forme convoitée ne serait pourtant pas si compliqué sans ce satané chronomètre à l’expiration duquel Mario meurt! Il est d’ailleurs impossible d’oublier le temps qui s’écoule : lorsque la fin est proche, la musique s’accélère, ajoutant à une situation déjà compliquée un motif supplémentaire de stress !

Les musiques sont par ailleurs inoubliables bien que (très) peu nombreuses : au nombre de quatre, elles viennent identifier chacun des quatres univers présents : la surface, le sous-sol, la mer et le château de Bowser. Il est d’ailleurs édifiant de constater que les quatre univers de Super Mario Bros correspondent aux quatre éléments fondamentaux : l’air, la terre, l’eau et le feu. Lorsqu’un jeu est un chef d’oeuvre, il l’est jusqu’au bout!

La naissance d’une légende

Alors que retenir au final de Super Mario Bros? Son gameplay réglé aux petits oignons? Un graphisme qui, malgré les années et le retard technologique, garde un charme indéfinissable? Des musiques inoubliables et qui ne lassent jamais? Super Mario Bros, c’est tout ça, et bien plus encore : il s’agit d’un univers complet, d’une balade onirique dans un monde unique. Le joueur ne retient pas de Super Mario Bros sa difficulté ( et pourtant finir le jeu n’est pas à la portée du premier venu), mais la joie éprouvée en découvrant une Warp Zone, la fierté d’un enchaînement de sauts rythmé et réussi ou encore le plaisir de découvrir un haricot magique qui l’emménera dans les nuages.
Super Mario Bros inaugure la légende de Mario et son iconographie : les pièces, les goombas, les tuyaux… Ce jeu impose dès l’origine ce qui fera Mario : un plaisir de jeu immédiat, une grande profondeur dans le système de jeu et surtout un univers insouciant et internationalement signifiant !

Bob Dupneu

Bonjour !

Bonjour et bienvenue sur bobdupneu.fr !

Ce petit site personnel a été créé avant tout pour vous faire profiter d’un logiciel que j’ai développé, Asobou !, qui est une ludothèque gratuite et open source  qui aidera, je l’espère, les collectionneurs de jeux vidéos à organiser leurs collections. N’hésitez pas à  jeter un œil sur la page dédiée à Asobou ! et à télécharger le logiciel !

Le site étant créé, je pense l’utiliser pour partager des choses vues, lues ou entendues dans le domaine des jeux vidéos, et pourquoi pas mettre d’autres logiciels en téléchargement, en fonction de mon temps et de ma motivation !

Voilà, bonne visite sur le site et n’hésitez pas à vous inscrire et/ou à laisser des commentaires !

Bob Dupneu

bobdupneu.fr