Archives pour la catégorie Bob a joué à…

Bob a joué à Dragon Ball Z : Extreme Butôden

dbz_extreme_butoden_jaquetteAaah… Dragon Ball Z… Toute ma jeunesse !  Le manga d’Akira Toriyama – et surtout son adaptation en dessin animé – aura bercé toute une génération de petits garçons nés dans les années 80, qui auront passé leurs jeunes années à échanger comme moi des Kamehameha fictifs dans les cours de récréation en attendant de rentrer à la maison pour se jeter sur le Club Do’ ou une adaptation vidéoludique (déjà…) ! Car de tous les mangas et animés japonais, Dragon Ball Z (et dans une moindre mesure Dragon Ball, même si il faut noter que les japonais ne font pas vraiment de différence entre les deux) est sûrement celui qui a généré le plus de jeux vidéo, d’une qualité globale assez élevée. Continuer la lecture de Bob a joué à Dragon Ball Z : Extreme Butôden

Bob a joué à Max Payne 3

Attention : les paragraphes qui suivent peuvent contenir un peu de mauvaise foi et une once de « c’était mieux avant ». A bon entendeur…
Max_Payne_3_Header

Ceux qui, comme moi, ont découvert le petit Max avec sa première aventure sur PC (il y aura bientôt 14 ans, ça ne nous rajeunit pas !) ont eu bien de la chance : doté d’une ambiance sombre comme il faut, osant une narration omniprésente et matérialisée dans des séquences de gameplay, le jeu apportait avec lui une nouveauté qui fera date : le Bullet Time, ou l’art de ralentir l’action pour faire du joueur un être encore plus puissant que d’habitude, mais également pour bien mettre en valeur le carnage réalisé… Continuer la lecture de Bob a joué à Max Payne 3

Bob a joué à… Bulletstorm

J’ai toujours aimé les doom-likes, que les petits djeunes appellent « FPS » désormais. J’ai commencé à pratiquer ce genre dès les origines, avec une version plus ou moins légale de Wolfenstein 3D installée sur un ordinateur de la salle de technologie au collège, puis j’ai continué avec les grands classiques : Doom, Duke Nukem 3D (dont un démarrage sous DOS un peu hasardeux aura pourri le fichier autoexec.bat du Windows 95 de mon pôpa, ce qui m’aura valu une interdiction d’ordinateur de quelques semaines…), Turok, Goldeneye 3D… Aujourd’hui genre dominant s’il en faut, le FPS s’est diversifié et offre désormais plusieurs types d’expériences ludiques. Mais malgré tout, le côté bourrin assumé des origines demeure ma saveur préférée. C’est donc avec intérêt que j’avais assisté à la sortie de Bulletstorm, décrit partout comme étant un « FPS bourrin moderne ». Tout un programme… Continuer la lecture de Bob a joué à… Bulletstorm

Bob a joué à… Lollipop Chainsaw

Le jeu vidéo a toujours été incarné par quelques créateurs charismatiques, aimés et décriés – voir adorés et haïs – tout à la fois. Notre époque ne fait pas exception à la règle, et nous pouvons compter sur quelques « gueules » pour assurer l’animation, et la créativité, de notre loisir. Suda 51 (Suda Goichi… Il y a un jeu de mot pour ceux qui suivent) fait partie de ces créateurs remarquables. Continuer la lecture de Bob a joué à… Lollipop Chainsaw

Bob a joué à… Hotline Miami

Le jeu dit indépendant (« indé » quand on veut être à la page) n’est pas récent, loin de là. Il a toujours existé sous une forme ou une autre, dans le monde PC tout du moins. Mais depuis l’apparition des plate-formes de téléchargement sur les consoles de salon, il a été découvert par le grand public, et les journalistes spécialisés se sont empressés de trouver un nom à ce phénomène. Quoiqu’il en soit, le milieu du jeu indépendant (il serait intéressant de débroussailler un peu le terme, soit dit en passant. Mais il est une heure passée et je me lève tôt demain, alors peut-être une autre fois…) a lui aussi ses stars : Braid, Trials HD ou encore Angry Birds. Il y a quelques mois déjà, un petit nouveau a commencé à faire parler de lui  sur Steam et Good Old Games : Hotline Miami.

Surfant sur la mode du Pixel Art, Hotline Miami propose au joueur d’incarner un tueur (à gages ?) qui plane grave, afin d’aller massacrer on-ne-sait-pas-trop-qui pour des-raisons-qui-ne-sont-pas-explicites. Quoiqu’il en soit, notre Léon de service enfile son masque de poulet (ou de cheval, ou de cochon…) et se rend dans l’appartement de ses futures victimes. Une fois sur place, la boucherie peut commencer, et tout est bon pour éliminer son prochain : du fusil de chasse à deux coups de tonton Raoul au magnum, en passant par le katana et le tesson de bouteille. Mais n’est pas boucher qui veut : avant de transformer tous les gros durs présents dans l’appartement en boulettes de viandes bien tendres, le joueur devra mettre au point un chemin d’attaque idéal, déterminer l’ordre et le mode des exécutions, et faire preuve de dextérité. Car dans ce monde cruel, la moindre approximation sera fatale à notre pauvre avatar…

Hotline Miami, c’est donc avant tout étudier les patterns ennemis, comprendre leurs réactions et apprendre par l’échec. Entre les ennemis vicieusement placés par les level designers, ces fichus chiens (depuis Resident Evil, je ne peux plus supporter les chiens dans les jeux vidéo), les petites pertes de concentration et – il faut bien l’avouer même si le jeu est encensé par la critique – les petites rigidités du gameplay, le joueur devra s’habituer à mourir. Mais le respawn est immédiat, et les niveaux sont assez courts pour laisser un espoir de l’emporter, ce qui fini toujours par arriver avec assez de patience et d’intelligence. Viendra ensuite le temps du scoring.

Les graphismes sont, on l’aura compris, composés de gros pixels qui tâchent, mais proprement. Le Pixel Art étant véritablement un choix artistique, ce rendu ne gâche en rien le plaisir de jeu, bien au contraire : Hotline Miami bénéficie d’un charme désuet très agréable. Les musiques du jeu ont également fait sa renommée, et cela est fort compréhensible. Entre les morceaux de transition qui transpirent le LSD mal digéré et les musiques de niveau rythmées et envoûtantes, le joueur bénéficie d’un environnement sonore de haut niveau. Et cela sans parler des bruitages, de très bonne facture et rendant l’usage des armes jouissif.

Car il faut bien avouer que ce qui fait l’intérêt de Hotline Miami, c’est aussi son aspect hyper violent et subversif : entre les délires de drogués de l’avatar, les mises à mort sadiques et sanglantes et son ambiance trashounette, le jeu joue la carte de la provocation, et cela plaît. Certains joueurs plus prude que la moyenne des ludophiles seront peut-être outrés… Ce n’est pas mon cas, puisque j’ai tout pratiqué : de l’hyper-violent façon Carmageddon au politiquement incorrect de GTA, en passant par le militaro-patriotisme des FPS modernes et le scabreux d’un Oppai Slider 2 (et si vous connaissez, vous ne pouvez pas juger !). De là à se demander si Hotline Miami aurait eu le même succès sans cette aura sulfureuse…

S’agissant d’une critique rapide d’un jeu que je n’ai pas encore terminé, je ne me prononcerai pas. Mais il faut reconnaître que le jeu ressemble quand même pas mal aux scènes piétonnes de GTA premier du nom sorti… il y a longtemps de cela ! Il propose un système de jeu basé sur la vitesse et le scoring, mais la maniabilité souffre de certaines lourdeurs (pour ne pas dire approximations). Ces lourdeurs sont la source d’un certain nombre de morts, ce qui n’est pas dramatique dans l’absolu. Sauf dans un jeu qui mise beaucoup sur le scoring…

Quoiqu’il en soit, le jeu est sympathique, l’expérience intéressante et, pour moins de dix euros, à essayer. Je crains juste une surexploitation de la licence, les versions PS3 et PS Vita étant annoncées… Pour finir, je vous propose la bande annonce officielle, avec un vrai acteur humain et tout, et le trailer officiel, dont la musique est un peu hors-sujet à mon goût. Sur ce, je retourne crever quelques yeux et faire sauter quelques cervelles !

Bob Dupneu